MON ÉVOLUTION VERS MUDGIRL

Updated: May 6, 2019


Qui aurait cru un jour que je ferais une course à obstacles ??? Si on m’avait dit il y a 5 ans que je ferais ce genre de course et bien je vous aurais ri au nez en vous traitant de fous. Non mais sérieusement, moi ? La fille qui déteste le plus le sport au monde et à qui, chaque année, le professeur d’éducation physique de l’école appelait sa mère pour lui dire qu’elle devait courir cette fameuse trotte que nous devions faire au secondaire sinon elle ne passerait pas son étape dans sa matière. Je peux vous dire que quand j’ai fait MUDGIRL en 2017 avec mes 2 amies, je n’étais vraiment pas certaine d’être capable de faire ce genre de course. Je me suis laissé convaincre en me disant que je n’avais jamais essayé, que je ne pouvais pas vraiment savoir. C’est comme si ce genre d’événement était dédié à tout le monde sauf à moi, aux autres, aux sportifs, aux athlètes, aux gens qui sont obligatoirement en forme.



Toute ma vie j’ai détesté le sport. Ça impliquait de bouger, de suer, de faire des efforts, d’être essoufflé, de se rappeler à quel point je n’étais pas en forme, d’avoir mal partout dans le corps au point ou respirer ou se pencher devenait un problème.




Entre le divan et aller faire du cardio, le choix était vraiment vite fait… J’ai abusivement fait du divan à regarder la télévision.


Plus tard dans ma vie, je me suis blessé au dos (3 hernies discales) et ça a entraîné qu’en bout de ligne, les physios m’ont condamné au divan avec l’interdiction de faire des actions comme sauter, courir, me pencher vers l’avant en position de 90 degrés…

En gros, moi je comprenais que je ne pouvais pas faire de sport et que le divan restait donc ma meilleure option pour pouvoir guérir et pouvoir vivre une vie dite « normale ». Qui dit aucunes activités physique dit prise de poids. J’ai toujours eu un surplus de poids, mais j’ai vraiment atteint mon maximum quand j’ai été en arrêt de travail pour mes blessures au dos.


Une fois de retour au travail (après un an et demi à rien faire), j’ai eu la chance de rencontrer quelques nouvelles collègues qui sont devenues de très bonnes amies par la suite. Ces femmes fortes et extraordinaires prenaient tellement soin d’elles : entraînements, marathons, courses à obstacles, compétitions, bonne alimentation, tout en buvant beaucoup d’eau, en se mettant en valeur pour elles-mêmes, randonnées en montagne, en bref bouger, s’aimer etc… On était loin du divan et de la télé.

Puis mes amies ont commencé à m’informer que ce n’est pas parce que j’étais blessé, que je ne pouvais pas bouger et faire du sport. Que maintenant, toute personne peut faire l’activité physique de son choix malgré ses restrictions physiques, il ne suffit que de s’équiper et/ou d’adapter l’activité pour être capable de la faire. Et pourquoi pas au final ? Pourquoi pas moi… ?


J’ai donc tranquillement commencé à bouger en m’enfermant à double tour chez moi pour que personne ne me voit. J’ai eu la chance d’être « coachée » par mes amies pour adapter mes mouvements selon mes restrictions, me monter des programmes d’entraînement personnalisé que je pouvais faire à la maison.

Puis à un certain moment j’ai été convaincu de sortir de chez moi pour bouger avec mes amies. Ça nous permettait de nous voir un peu plus durant nos vies de fou et de combiner le fait que nous voulions nous entraîner dans notre journée, mais aussi de passer du bon temps avec des amies (2 choses importantes que nous voulions faire dans notre journée).

En m’entraînant plus régulièrement, ça m’a aussi donné envie de prendre soin de mon alimentation. En fréquentant des gens qui prennent soin d’eux, on mange plus souvent des repas cuisinés à la maison dans lesquels on peut contrôler les ingrédients.


J’ai donc aussi décidée de me faire aider par une nutritionniste pour m’aider à changer mes habitudes alimentaires, m’apprendre à aimer manger sainement et aussi à manger quand j’en ai vraiment « besoin » et non pas pour combler quelque chose. C'est comme si je m’étais payé des cours privés pour investir en moi. Comme d’autres se payent des cours d’allemand ou de mandarin, moi je me payais une entraîneuse et une nutritionniste. Un vrai tournant dans ma vie, un besoin de changer pour le mieux, pour pouvoir vivre une meilleure vie.


Il y a eu beaucoup de rechutes, de dérapages, de journées ou je mangeais mal et ou je ne m’entraînais pas, mais quand tu es entouré de gens qui s’entraînent et qui prennent soin d’eux, tu es toujours confrontée au fait que tu es encore sur ton divan, à ne pas bouger pendant que les autres, eux, sont dehors, bougent et prennent soin d’eux. Donc le lendemain étant une autre journée, on se relève et on recommence.


Le fait de bouger plus donne tellement d’énergie, permet de se libérer l’esprit de tout le négatif de la journée, permet de mieux dormir, permet de diminuer le stress, permet de se défouler quand on en a besoin, ça permet de se dépasser en tant que personne et aussi, ça permet d’être plus zen. Donc j’essaie de me rappeler tout ça quand je n’ai pas envie de faire ma musculation ou mon cardio de la journée.


Un jour, mon amie m’a dit que son chum organisait des courses à obstacles et que je devrais y participer pour vivre ça, que c’était vraiment le « fun », et qu’à coup sûr que je serais capable de participer, que de toute façon je pourrais y aller à la vitesse que je veux et que je pourrais même marcher si je le voulais (je ne pouvais pas courir pour le moment).


Nous avons donc décidé de nous inscrire et de nous lancer dans cette fameuse course à obstacles dans la boue. Au pire, à défaut de pas être compétentes au niveau de la performance pour la course, on aurait passé une journée « fun » avec beaucoup de fou rire ensemble.


Je ne me suis pas vraiment préparée (fait d’entraînement spécial) pour faire MUDGIRL. J’ai continué mes entraînements personnels que je faisais. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. J’y allais vraiment en me disant que c’était une première expérience dans ce monde sportif, que ça serait probablement long vu que je ne la courrais pas (ça prendrait le temps que ça prendrait), qu’il y aurait sûrement des obstacles que je ne pourrais pas faire et qu’il fallait que je respecte mes limites pour ne pas me blesser.

En tout cas, j'étais inscrite, il n'y avait plus qu'a se lancer ! Dans quelques mois, le challenge arrivait...


C’est le jour J ! Un peu fébrile à l’idée de vivre cette nouveauté sportive, j’y vais et j’attaque cette montagne qui semblait si haute et si à-pic. J’étais étonné de voir à quel point toutes les catégories de personnes se trouvaient dans la course. Des femmes de toutes les tailles, de toutes les grosseurs, des sportives, des non sportives, des mamans avec leurs enfants, des personnes âgées qui faisaient la course avec 3 générations, des collègues de travail, etc…


On a vraiment eu beaucoup de plaisir, on a ri en masse, on était pleine de boue et complètement mouillée, on s’est poussé et encouragé pour passer au travers de tous les obstacles. On voulait faire tous les obstacles… Tant qu’à être là, aussi bien s’investir à fond !!! J’ai été étonné de voir que finalement, j’étais beaucoup plus en forme que je le pensais. J’ai été capable de faire tous les obstacles sur le trajet, j’ai gravi une montagne vraiment a-pic et surtout, j’ai fini la course et passé la ligne d’arrivée.

J’étais vraiment contente et fière. On a tellement passé une belle journée. On en parle encore quand on se voit et on a déjà nos billets pour la prochaine course en août prochain.


Je sais que la philosophie des organisateurs de cette course est de faire bouger monsieur/madame tout le monde et ce, peu importe la forme dans laquelle vous êtes. Si vous avez peur du jugement des autres par rapport à votre physique ou à votre niveau de forme physique, essayez de l’ignorer car vous, vous êtes dehors en train de faire une course à obstacle, vous êtes en train de vous dépasser personnellement, vous êtes en train de sortir de votre zone de confort et vous n’êtes pas étendu sur votre divan à ne rien faire de votre corp. Il faut se « challenger » dans la vie sinon la vie est très longue et ennuyante.



Si j’ai été capable de la faire, tout le monde peut le faire. Si j’ai réussi à décoller de mon divan, vous pouvez le faire. Il faut juste passer la fameuse étape du : J’AI PAS ENVIE, ÇA NE ME TENTE PAS !!! Parlez-vous, lancez-vous ce défi et allez-y.



L’important c’est d’avoir du plaisir et du fun mais surtout, de bouger en s’amusant et en s’entourant des gens qu’on aime.


- Caro.


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